"Est-il possible de détecter les résurgences acoustiques fossiles dont sont imprégnées nos villes, la végétation, et même nos objets familiers ? Entendre "pour de vrai" la voix de votre arrière grand-mère, la faune de votre quartier à l'ère quaternaire, le chant de l'homme de Néandertal ?"
Voilà la réflexion de l'OREI (Organisation des Recherches sur les Environnements Invisibles). Elle mêle faits scientifiques, actes poétiques, et esprits loufoques... Cette utopie me fait vraiment rêver, me fascine. Tendre l'oreille sur chaque mur, chaque objet et entendre la mémoire acoustique gravée en eux. Écouter les différentes strates sonores d'un objet, témoin de l'histoire. Une douce folie ! J'aimerais tellement pouvoir entendre se murmurer les chants de ces objets là. Ces objets faits par des mains ancestrales, si lointaines, des mains qui ont gravé, gratté, poli, martelé.
À chaque étape ses erreurs... Je poursuis les essais et tentatives pour dompter la matière (j'arrête ici le mystère, c'est de la porcelaine) et opte souvent pour la voie de la difficulté. Je tente de solutionner un à un les problèmes rencontrés... pour en retrouver bien d'autres à la page d'après. Alors pour le moment je ne fréquente que morceaux cassés, tordus, gondolés, fissurés, parsemés de bulles... Et malgré tout, je reste émerveillée.
Des tableaux brodés de Félicia Ducroquet, ce que j'aime le plus c'est le côté caché. Au dos du tableau, les fils vivent leur propre vie. Le graphisme n'est pas maîtrisé... mais il s'en dégage bien plus de force. Sur l'envers du décor, les prés deviennent des friches et la mer un océan démonté.
Nous avons profité d'une éclaircie pour nous faufiler dans la décapotée de Marie. Nous avons pris les petits chemins de traverse pour découvrir le jaune colza qui réveille nos paysages. Nous avons senti cet air si frais faire tournoyer nos cheveux. Nous avons tenu nos chapeaux de paille pour ne pas qu'ils s'envolent. Et nous sommes arrivées toutes les trois devant ce lac inconnu. Le ciel était dans l'eau. Alors nous nous sommes promenées et nous avons discuté, jusqu'au moment où nous avons entendu le bien étrange chant des grenouilles et leur rire communicatif.
Quelques extraits de ce weekend. Après deux jours de pluie ininterrompue, les douces couleurs ont accompagnées les tendres moments en famille, entre amies. Ballade, discussions, jeux de société, petits plats et chocolats.
"Réagissez contre la crise, faites vous construire une piscine"
Une publicité passe en boucle sur France Inter en ce moment. C'est celle de la Fédération des Professionnels de la Piscine... L'avez vous entendue ? Le prétexte de la crise économique est utilisé comme argument de vente pour des piscines... Je reste perplexe.
Pendant les vacances de Pâques, Astrid et Claus partent une semaine. Alors c'est à nous de nourrir les animaux. On traverse le village matin et soir par la route principale - celle qui nous mène de l'église au cimetière, et on profite des paysages délicieux. Près de l'ancienne école, trois enfants jouent au ballon. Pendant ces quinze jours, le village sera animé. Chez Astrid, le chat nous accueille dans son paradis. Chez Astrid, il y a la vue sur le clocher du coteau d'en face et au dessus de ce clocher, la chaîne de montagne enneigée. C'est un mille-feuilles de couleurs. Pendant les vacances de Pâques, c'est aussi le moment où l'on mange pour la première fois dehors. Et puis on y goûte. Et on aimerait bien y souper dehors... mais il faut attendre encore un peu. A cette période, ça sent l'herbe fraîchement coupée. Et le minibus scolaire ne passe pas à 17h30. Si la journée a été vraiment belle, alors on peut entendre deux mobylettes collégiennes faire des tours et des tours de village. Passer sur le sens interdit pour goûter au danger. En début de soirée, on entend toujours les rires et les cris des enfants. Le ciel est rosé. Demain il fera beau.
Hi, I'm Fanny. I live in Toulouse, in South West of France. I want to share my meetings, my searches, my projects which rythm and build my life day by day.