samedi 25 avril 2009

Les parures














Le soleil d'hier est bien loin aujourd'hui.
J'observe en silence les gouttes de pluie se déposer une à une sur les végétaux. La nature est comme une brodeuse, qui dépose patiemment et délicatement chaque perle précieuse sur son ouvrage. Toute la journée.
Les gouttes se nichent sur la moindre toile, entre chaque nervure. Leur disposition est incroyable. Elles jouent avec les couleurs, et deviennent tout à tour blanches, vertes, prunes, mordorées.
Elles sont souvent figées, comme capturées par un fil, et parfois fuyantes, après avoir rencontré une feuille de choux.
Merveilles évanescentes.

vendredi 24 avril 2009

Teints de porcelaine









La lumière des beaux jours éclairent nos visages pâles. Elle réchauffe les profils endormis. Et les chats aux poses alanguies.

jeudi 23 avril 2009

Douceurs












Aujourd'hui, je profite du soleil revenu et des douceurs du printemps... Petits plaisirs, grand bonheur ;)

mercredi 22 avril 2009

Prémices







S'appliquer - Tracer - Reporter - Colorer - Découper - Se tromper - Camoufler - Imaginer

mardi 21 avril 2009

Par un jour de vent







Aujourd'hui est un jour studieux. Je n'ai pas décroché le regard des feuilles blanches éparpillées sur mon bureau. Un travail minutieux, quasi mathématique. Des réflexions sur l'élaboration d'une gamme. Mais tout à coup apparait une forme bleue dans le tilleul.
Ma vision ne me trompe pas, Pégase a bel et bien atterri dans le jardin ! Un cheval ailé qui a sûrement fait une longue route, abîmé par les caresses des arbres, les frôlements des murs, et les effleurements des antennes électriques. Après une lutte contre les vents, je parviens à l'attraper... hélas, aucun message délivré. A part peut être celui de la fantaisie et de la poésie.

lundi 20 avril 2009

Jour contre-jour









Passer cette journée sombre à manger, boire du thé et regarder tomber la pluie.

dimanche 19 avril 2009

Dans les bois















Une fois la pluie tombée, nous sommes parties en promenade. Je voulais prendre en photo une palombière. J'aime ces sortes de cabanes perchées dans les arbres.
Pour arriver à mes fins, j'avais pour toute indication "Partir à droite du chemin aux champignons".
Quand on veut trouver une palombière, il ne faut pas regarder ses pieds, ne pas regarder où l'on marche, ne pas regarder la boue grasse et glissante. Quand on veut trouver une palombière, il faut avoir le nez en l'air et la tête qui tourne à 360°.
Nous avons suivi les petites empreintes, qui nous ont tout naturellement amenées vers un couple de chevreuils. Trop vifs hélas pour mon appareil photo.
Et puis un panneau surprenant. "Attention cabane". Et une palombière abandonnée. Et en prolongeant le chemin, nous avons découvert un véritable camp de guerre. Des palombières plus proches de vigies que de petites cabanes suspendues. Et des pièges de toutes formes. Des sortes de guillotines pour animaux. Des fils accrochés aux arbres à hauteur d'homme. Des pièges avec des clous. Des branchages en tas cachant certainement de grands trous.
Un véritable camp de braconniers !
Le temps de faire quelques photos, et nous sommes reparties d'un pas rapide.
Puis au son du tonnerre nous avons couru.