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mercredi 22 avril 2009
mardi 21 avril 2009
Par un jour de vent
Aujourd'hui est un jour studieux. Je n'ai pas décroché le regard des feuilles blanches éparpillées sur mon bureau. Un travail minutieux, quasi mathématique. Des réflexions sur l'élaboration d'une gamme. Mais tout à coup apparait une forme bleue dans le tilleul.
Ma vision ne me trompe pas, Pégase a bel et bien atterri dans le jardin ! Un cheval ailé qui a sûrement fait une longue route, abîmé par les caresses des arbres, les frôlements des murs, et les effleurements des antennes électriques. Après une lutte contre les vents, je parviens à l'attraper... hélas, aucun message délivré. A part peut être celui de la fantaisie et de la poésie.
lundi 20 avril 2009
dimanche 19 avril 2009
Dans les bois
Une fois la pluie tombée, nous sommes parties en promenade. Je voulais prendre en photo une palombière. J'aime ces sortes de cabanes perchées dans les arbres.
Pour arriver à mes fins, j'avais pour toute indication "Partir à droite du chemin aux champignons".
Quand on veut trouver une palombière, il ne faut pas regarder ses pieds, ne pas regarder où l'on marche, ne pas regarder la boue grasse et glissante. Quand on veut trouver une palombière, il faut avoir le nez en l'air et la tête qui tourne à 360°.
Nous avons suivi les petites empreintes, qui nous ont tout naturellement amenées vers un couple de chevreuils. Trop vifs hélas pour mon appareil photo.
Et puis un panneau surprenant. "Attention cabane". Et une palombière abandonnée. Et en prolongeant le chemin, nous avons découvert un véritable camp de guerre. Des palombières plus proches de vigies que de petites cabanes suspendues. Et des pièges de toutes formes. Des sortes de guillotines pour animaux. Des fils accrochés aux arbres à hauteur d'homme. Des pièges avec des clous. Des branchages en tas cachant certainement de grands trous.
Un véritable camp de braconniers !
Le temps de faire quelques photos, et nous sommes reparties d'un pas rapide.
Puis au son du tonnerre nous avons couru.
samedi 18 avril 2009
vendredi 17 avril 2009
Résurgence acoustique fossile
"Est-il possible de détecter les résurgences acoustiques fossiles dont sont imprégnées nos villes, la végétation, et même nos objets familiers ? Entendre "pour de vrai" la voix de votre arrière grand-mère, la faune de votre quartier à l'ère quaternaire, le chant de l'homme de Néandertal ?"
Voilà la réflexion de l'OREI (Organisation des Recherches sur les Environnements Invisibles). Elle mêle faits scientifiques, actes poétiques, et esprits loufoques... Cette utopie me fait vraiment rêver, me fascine. Tendre l'oreille sur chaque mur, chaque objet et entendre la mémoire acoustique gravée en eux. Écouter les différentes strates sonores d'un objet, témoin de l'histoire. Une douce folie !
J'aimerais tellement pouvoir entendre se murmurer les chants de ces objets là. Ces objets faits par des mains ancestrales, si lointaines, des mains qui ont gravé, gratté, poli, martelé.
jeudi 16 avril 2009
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